Entre octobre 1998 et février 2005, Etienne est allé sept fois en Inde pour des actions humanitaires, le plus souvent pour des séjours de six mois. Ces actions étaient situées dans le sud de l’Inde, dans un village de l’Etat du Tamil Nadu, à 100km à l’ouest de Pondichéry.
La première mission concernait une école maternelle et primaire, gérée par une famille inter-caste. Cette mission s’est faite dans le cadre de l’association Les Amis de Sofi, association crée par Etienne et des amis proches. Elle comptait une centaine de membres donateurs, le plus souvent des amis ou de la famille.

Sur place, il s’agissait d’utiliser les dons récoltés en France, pour construire un nouveau bâtiment, créer une cantine gratuite, améliorer l’état de santé des enfants et le salaire des enseignants. Ce qui fût réalisé entre 1988 et 2002.
L’Association n’ayant pas vocation à combler éternellement les difficultés financiaires de l’école dues aux manquements budgétaires du ministère de l’éducation du Tamil Nadu, il fut décidé de se retirer progressivement jusqu’en 2008.
Une autre association nommée « One Step » a été crée. Car le temps passé sur place par Etienne et ses amis avait permis d’identifier les principales difficultés des familles du village. Des micros-crédits ont ainsi été mis en place dès 2000 pour des groupes d’une quinzaine de femmes, solidaires entres-elles pour le bon remboursement des prêts (accordés sans intérêts bien-sûr). Les montants prêtés leur permettaient de créer une nouvelle activité, et donc un nouveau revenu. Ce qui leur garantissait des meilleures conditions de vie, une meilleure santé pour le foyer, une meilleure scolarité pour les enfants, etc. 75 foyers du village ont pu bénéficier de ces micro-crédits.

En 2005, à la suite du terrible tsunami de 2004, l’association Clowns Sans Frontières a décidé de faire une mission sur les cotes ravagées du Tamil Nadu. Clowns Sans Frontières a fait appel à Etienne pour assurer la logistique de la mission et participer aux spectacles des clowns.
Accepter de rire ensemble après un traumatisme partagé est un signe fort d’une reconstruction psychique possible pour chacun. On sait aujourd’hui que la joie fait partie des ingrédients nécessaires à la résilience. Lorsque la démarche est accompagnée en amont par des psychologues locaux, et que le premier temps du deuil a été respecté, on peut dire que le rire a toute sa place dans les lieux où l’on a souffert et où l’on souffre encore.

« Cette expérience fut pour moi à la fois un aboutissement et un nouveau départ. Elle venait conclure en beauté ces années passés dans ce pays que j’aime tant, mais elle ouvrait aussi tout un champ de possibles. Ma reconversion en tant qu’Éducateur de Jeunes Enfants vient de là… La musique et le rire n’ont jamais cessé de m’inspirer dans ma pratique auprès des jeunes enfants…Notamment lorsque j’ai travaillé en Protection de l’Enfance et ensuite en tant qu' »éveilleur musical ». « Etienne





